Le dossier de presse des Moquettes Coquettes

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La vie en rose Moquettes

1 June 2005 · Pas de commentaire

La vie en rose Moquettes (cover)

La vie en rose Moquettes La vie en rose Moquettes 2

Page couverture du cahier Arts & Vie et article de Geneviève Bouchard dans Le Soleil du mercredi 1er juin 2005.

* Notez qu’il y a (méga) confusion dans la légende sous la photo.

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Le Soleil
Arts et Vie, mercredi 1 juin 2005, p. B1

La vie en rose MOQUETTES
Le groupe les Moquettes Coquettes débarque au théâtre Petit Champlain

Bouchard, Geneviève
Le 13 février dernier, les Moquettes Coquettes sont entrées dans l’imaginaire collectif en mettant les pieds sur le plateau de Tout le monde en parle. Du jour au lendemain, la “gang de filles drôles qui font des variétés”, comme elles se décrivent elles-mêmes, est passée d’un petit public réuni dans un bar pour assister à l’enregistrement de leur spectacle radio à l’émission la plus regardée au Québec. Leur langue bien pendue et leur intérêt plus que musical pour les musiciens avaient alors retenu l’attention. Mais la philosophie des Moquettes dépasserait ces simples considérations superficielles…
À quelques heures d’un spectacles qui les amènera sur les planches du théâtre Petit Champlain avec le Karlof Orchestra et les Abdigradationnistes, Marianne Prairie a démystifié pour LE SOLEIL l’univers moquettien.
Q Votre émission de radio demeure un phénomène montréalais, méconnu dans la Vieille Capitale. Pouvez-vous nous résumer l’ascension des Moquettes ?

R On a commencé à l’hiver 2002. On était trois filles en communications qui voulaient faire quelque chose en dehors de nos cours, mais relié à nos intérêts. Au fil des sessions d’université, d’autres filles se sont ajoutées à notre équipe pour finalement former, à la fin de notre bac, le fabuleux quintette ! On faisait un magazine plutôt classique, avec une revue de presse et des chroniques.
Q En finissant vos études, vous avez transformé votre concept ?
R On a voulu recréer l’ambiance qu’on avait lorsqu’on recevait des groupes en studio. Les émissions levaient plus parce qu’on voulait impressionner les gars et qu’on se préparait mieux ! Au mois de septembre, on était à l’Escogriffe avec les Breastfeeders et il s’est vraiment passé quelque chose de spécial. Je pense que ce qu’on fait est unique. On ne réinvente pas le genre des variétés, mais on le fait à notre manière : nous sommes spontanées, il y a beaucoup d’autodérision et il y a aussi un jeu de séduction avec le band.
Q Vous avez tout de suite bénéficié de l’attention des médias…

R Ils sont embarqués tout seuls, peut-être parce qu’ils ont senti qu’on ne fakait pas. On est des filles authentiques et ont fait ce qu’on aime. On a aussi différentes missions : faire connaître les groupes de la scène locale, créer des rencontres, essayer d’exposer une nouvelle version de la fille de notre génération. Je pense que tout ça mis ensemble a vraiment frappé l’imagination des gens.
Q Plusieurs vous accolent l’étiquette du féminisme, est-ce un rapprochement voulu de votre part ?

R C’est vraiment quelque chose qui sous-tend toutes nos actions. À divers niveaux, nous adhérons toutes à cette philosophie. Les Moquettes Coquettes ne prétendent pas être un groupe féministe, mais juste par nos actions et l’image qu’on projette, on fait partie d’un nouveau féminisme. Être féministe, ce n’est pas juste être enragée et brûler sa brassière. Il y a une manière d’être féminine et féministe !
Q Qu’est-ce que Tout le monde en parle a apporté aux Moquettes Coquettes ?

R Il y a eu un espèce de backlash dans le mois qui a suivi. C’est sûr que quand tu te fais voir par deux millions de personnes, il y en a qui tripent sur ton cas et d’autres qui commencent à t’haïr parce qu’ils te jugent sur la première impression. Ceux qui n’ont pas compris qu’on faisait du deuxième degré et qu’on riait pas mal de nous-mêmes, ils ne comprendront jamais anyway. On s’est fait insulter sur les forums, mais on a aussi reçu des courriels qui nous encourageaient à continuer.
Q Vous y étiez quand même allées fort…

R On a joué la carte de la fille capable parce que l’entrevue a été vraiment orientée vers ça, sur le sujet du sexe et des musiciens.
Q Ça vous a dérangé ?

R Non parce que c’est une partie du groupe, mais ce n’est pas la seule. On a complètement évacué le reste qui est un peu plus sérieux et qui donne du contenu. On a été vues comme des filles faciles, mais on est capable de rire de ça. Les questions ont fait en sorte que c’était ça la joke. On pouvait répondre du tac au tac comme on a fait ou juste rire niaiseusement et laisser passer la question. On a joué la même game que Guy A. Il y en a qui ont été impressionnés et d’autres qui nous ont trouvées complètement vulgaires. Je trouve ça bien comique de voir comment une fille, de nos jours, ne peut pas être un peu plus directe et parler des vraies affaires…
Q Votre spectacle au théâtre Petit Champlain s’inscrit dans la Manif d’art, qui s’articule autour du thème Cynismes ? Comment pensez-vous cadrer dans cette thématique ?

R En gardant un oeil critique sur ce qui nous entoure, en vivant avec les bonnes ou les mauvaises situations de la meilleure façon. Nous, on a choisi d’en rire. On vit dans des périodes vraiment troubles, pleines de violence et de scandales des commandites… Qu’est-ce que tu veux faire ? Au lieu de te tirer une balle, tu en ris !
VOUS VOULEZ Y ALLER ?

- QUI : Les Abdigradationnistes, Le Karlof Orchestra et Les Moquettes Coquettes
- QUAND : Demain à 20 h
- OÙ : Théâtre Petit Champlain
- BILLETS : 15 $
- TÉL. : 692-2631

GBouchard@lesoleil.com

 

Tags: Le Soleil

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